Préface

Je dédie ce blog à ma première FanFic sur le groupe t.A.T.u, elle s'intitule Hавсегда ( Navsegda ) qui signifie "pour toujours" en russe.

L'histoire qui va suivre est totalement fictive mais s'appuie sur les personnes réelles que sont Yulia Volkova et Lena Katina. Les chapitres alterneront les points de vue de ces deux dernières.

Avant de vous lancer dans la lecture voici un petit résumé pour vous donnez un avant goût de ce qui vous attend au cours de ce récit : Lena et Yulia se rencontrent par le plus grand des hasards alors que la souffrance dévore leurs coeurs. De cette rencontre va naître un amour sincère qui va devoir essuyer plusieurs épreuves avec pour décor la ville de Moscou, capitale de la Russie.
Amour, douleur, trahison, confiance, fidélité, violence, alcoolisme...sont les thèmes abordés dans cette histoire qui s'appuie sur des lieux géographiques réels que je vous ferais partager en photo.


N'hésitez pas à laisser des commentaires, que se soient des encouragements ou des critiques, je suis ouverte à toutes suggestions afin d'améliorer cette FanFic.

Je vous souhaite une bonne lecture et m'excuse pour les fautes d'orthographes qu'il pourrait y avoir, j'ai fais ce que j'ai pu!



Une dernière chose : "Ne lisez pas cette histoire, vivez la"







Préface

# Posté le vendredi 23 décembre 2005 14:14

Modifié le mercredi 28 mai 2008 07:19

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# Posté le samedi 24 décembre 2005 02:07

Modifié le mardi 23 juin 2009 13:50

Chapitre 1 / Yulia

Les mêmes images, les mêmes gestes, les mêmes souffrances à chaque réveil : j'ai l'impression de revivre sans cesse la même journée. Comme dans un tableau, le temps ternit les couleurs de ma vie. Mon monde est une nuance de gris où le seul espoir est sur ces lèvres.
Les mêmes ecchymoses sur le corps car quand on aime on ne compte pas. Je porte les stigmates d'un passé douloureux à effacer parce qu'il y a des personnes qui sont rattachées à trop de souvenirs pour qu'on puisse les oublier. On apprend alors à survivre avec cette absence, qui a engendrée un silence omniprésent et sourd à notre peine.
Le même vent glacial qui nous coupe le souffle, et ces milliers de flocons qui viennent embrasser la terre de leur innocence recouvrant Moscou d'un manteau blanc d'une telle pureté qu'elle semble le reflet de ce que certain appellerait le paradis.
Des bruits de pas se font entendre sur la neige, ils se rapprochent de plus en plus de moi. Une main se pose sur mon épaule gauche et ce visage, toujours le même, lourd de désillusions et pourtant illuminé par le vert de ces yeux.
- Yul' ! T'aurais pu m'attendre devant chez moi. J'ai dû te courser pour te rattraper et maintenant j'suis crevée !
- A la place de m'engueuler tu pourrais me remercier, grâce à moi t'a perdu au moins 100g. Allez Tania, plus que 9,900 kg et c'est bon !

- Tu te crois drôle ? riposte t'elle en me donnant un coup d'épaule.
- Bein quoi ?!? C'est bien toi qui me disait que tu voulais entamer un régime ?
- Oui mais pas tout de suite, j'ai encore un pot de nutella à la maison !

Cela fait tellement longtemps que je connais Tatiana que j'ai fini par oublier le moment exact de notre rencontre. Les saisons n'ont cessées de défiler nous obligeant à faire le deuil de certains de nos rêves, mais qu'importe puisque nous étions, nous sommes, deux. Des sourires, des larmes, des silences, des rires, des espoirs, nous nous sommes donnés comme des précieux cadeaux que nul ne pourra nous dérober.
- En fait, ça te dit d'aller boire un verre ce soir ?
- Tu sais Tania, on fait ça tous les vendredis soirs alors c'est plus la peine de poser la question !
- C'est vrai, mais c'est flippant à 17 ans d'avoir déjà des habitudes !

Nous continuons de marcher dans les rues de Moscou pour arriver devant cet immense bâtiment lugubre. Une usine destinée à développer cérébralement les jeunes progénitures russes afin qu'elles assurent la survie économique de leur pays. Il est important de se construire un avenir, de devenir quelqu'un et cela passe par les études comme on ne cesse de nous le rabâcher aux oreilles. Mais comment concevoir un futur si le présent est synonyme de souffrance ? Où la seule source de lumière est son visage et le bonheur qu'il me procure quand je le caresse.

# Posté le samedi 24 décembre 2005 05:00

Modifié le mercredi 16 janvier 2008 09:32

Chapitre 2 / Lena

Le bar est bondé. L'odeur de l'alcool se mélange à la sueur de la jeunesse russe venue s'oublier au fond d'un verre.
Je m'assieds toujours à la même table pour noyer mes inquiétudes et mes doutes dans un café serré. Les images défilent, je perds le fil, c'est l'impasse et j'éttoufe. Un jour on se réveil et le miroir nous renvoi le reflet d'une inconnue. Je ne sais pas pourquoi ni comment, mais peut-être que cette fille au regard vide a les réponses à mes questions ?
Elle commande toujours la même chose : une vodka pure. Au bout de quelques minutes, elle s'allume une cigarette.Elle caresse du bout des lèvres sa fine silhouette, la fait danser entre ses doigts et d'un simple geste l'amène à sa bouche. La fumée entre en elle d'une manière unique, imprégne son corps de son passage puis disparait dans l'invisible. Il suffit de cinq minutes et pas une de plus pour que ses désirs la consume puis d'un geste automatique elle écrase le mégot dans le cendrier.
Elle échange quelques mots avec son amie puis se lève en prenant appuie sur la table comme si elle portait la peine du monde entier sur ces épaules. Elle passe près de moi pour atteindre les toilettes. Son odeur m'enivre et comme envoûtée par ce parfum sucré je me lève à mon tour pour la suivre.J e rentre dans les WC mais elle n'est pas là...pourtant je l'ai vue entrer. Je m'apprête à rebrousser chemin quand une main m'attrape le bras et m'entraîne dans un cabinet qu'elle s'empresse de fermer.
Des lèvres se posent sur mon cou, une respiration chaude et saccadée caresse ma peau tandis qu'une voix suave me chuchote à l'oreille :
- Tu m'as manqué Lena.
- Toi aussi, j'ai pas arrêté...
mais mes derniers mots sont absorbés par sa langue. Elle m'embrasse avec passion, mon corps devient son asile le temps d'une danse qui consume mon innocence. Elle entre en moi et tatoue sous ma peau ses indécents désirs. Mon coeur bat au rythme de ses baisers, mon souffle s'enflamme à ses étreintes, elle me murmure des mots d'amour puis c'est le vertige et le silence qui s'en suit.
Je me rhabille. Ses yeux bleus se promènent sur mon corps.Elle s'approche de moi et m'enlace par la taille.
- Yul' ?
- Qu'est-ce qu'il y a ?
me demande t'elle.
- Où ça va nous mener cette relation?
- J'en sais rien...elle plonge son regard dans le mien...mais je ne veux pas te perdre.
- Moi non plus, mais c'est pas comme ça que je voyais les choses pour nous deux. J'en ai marre de ces rendez-vous clandestins et j'en peux plus de faire semblant de ne pas te connaître.
- Mais c'est toi qui voulais ça...
- Je sais, mais aujourd'hui c'est différent, je n'ai plus envie de me cacher pour vivre.
Elle me dépose un baiser sur les lèvres puis me promet que tout cela va changer. Elle ouvre la porte des cabinets et va se rafraîchir le visage au lavabo.Elle me sourit une dernière fois puis sort des toilettes.

# Posté le lundi 26 décembre 2005 15:13

Modifié le mercredi 16 janvier 2008 09:32

Chapitre 3 / Yulia

Un corps endormi dans un cimetière de bouteilles, des photos éparpillées sur le sol, l'odeur de la cigarette sur ses mains meurtries de solitude et cette lettre à l'écriture hésitante.
Je me souviens ma vie a perdu de son sens un matin d'hiver lorsque en rentrant du parque ma mère n'était plus là. Je hurla "maman" dans tout l'appartement mais seul le silence me répondit.J'avais seulement douze ans et encore pleins de souhaits à exaucer.
Je me rappellerai toujours l'expression de mon père quand il a réalisé que plus jamais il ne se réveillerai avec le doux visage de la femme qu'il aime à ses côtés. Aujourd'hui ce n'est plus qu'une âme égarée dans un monde de morts en sursis. La vie a arrêté de s'écouler dans ses veines et ce refrain ne cesse de lui hanter l'esprit :"J'ai essayé, mais c'est trop dur...je ne voyais pas ma vie comme cela : des jours entiers de souffrance et de regrets.Je suis désolée mais mes rêves ne sont plus ici, j'espère que vous arriverez à me pardonner.Je vous aime Andrey et Yulia...Talina". Quelques mots qui ont suffis à détruire deux vies innocentes faisant de ce monde un endroit où il ne faut plus vivre mais survivre. Combien de nuits entières mon père n'a t'il pas perdues à chercher l'ombre de ma mère dans l'obscurité ? Combien de larmes n'a t'il pas versées à ses rêves brisés ? S'il n'a pas réussi à tourner la page, moi j'ai fermé le livre. Il n'y a plus rien à dire, pas un seul mot à ajouter à cette triste histoire. Tout appartient maintenant au passé.
Je lui pose une couverture dessus puis je l'embrasse sur la joue. Il ne bouge pas comme s'il faisait parti du décor du salon. Je vais dans ma chambre et fume une cigarette à ma fenêtre. Le ciel est éclairci ce soir, on peut distinguer très nettement entre les gouttes de pluie les feux de l'aéroport, du haut de cet immeuble que j'appelle maison. Moscou est insomniaque, bercée par les cris, les pleurs, les plaintes d'un peuple vivant dans un quotidien maussade. C'était par une nuit comme celle-ci que j'ai rencontré au détour du pont Kamenny, un ange prêt à s'envoler. Je me suis approchée doucement de lui pour ne pas l'effrayer, je voulais contempler de plus près la beauté à son apogée. Je me suis assise à ses côtés ne sachant si s'était ses yeux qui pleuraient ou la pluie qui ruisselait sur ses joues. J'ai alors plongé mon regard dans cet infini de bleu qui s'étendait devant nous. La rivière Moskova brillait de mille feux illuminé par les lumières du Kremlin. Au bout de quelques minutes une voix douce cachant une peur sans fin me murmura :
- Tu crois que c'est vrai qu'une étoile née quand une personne meurt ?
- Je pense plutôt qu'une étoile cesse de briller lorsque quelqu'un décède.

C'était une nuit froide, il n'y avait rien à part la pluie, pas une seule trace de pas sur le sol, juste deux âmes réunies par le destin. Cet ange était l'oxigène qui manquait à mes rêves, la raison de respirer chaque minute de ma vie.
Je suis née pour l'aimer, elle, Lena.

# Posté le vendredi 30 décembre 2005 06:17

Modifié le mercredi 16 janvier 2008 09:33